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Aménagement de détours cyclistes

Des liens cyclables doivent être temporairement établis pour contourner une entrave. Cette fiche explore donc comment mettre en place des détours tenant compte des besoins des cyclistes.

CONSTATS

Quelle que soit la durée d’une entrave, il est essentiel d’établir un corridor de circulation pour les cyclistes.

La fermeture pure et simple des voies cyclables est rarement justifiée.

SOLUTION

En cas d’entrave telle qu’un chantier, un événement ou encore une zone sinistrée, il est nécessaire d’élaborer un détour cycliste.

Crédit photo: Sandra Larochelle

Par ailleurs, les cyclistes utiliseront de leur plein gré un corridor qui est :

→ aussi direct que possible, et plus court ou égal à celui des automobiles ;

→ équipé de barrières de séparation qui :

  • circonscrivent les corridors de circulation des piétons et des cyclistes,
  • délimitent la zone de chantier et en empêche l’accès,
  • évitent les chutes dans une excavation,
  • séparent les cyclistes des voies de circulation, en particulier les voies temporaires.

La séparation s’effectue à l’aide de :

  • clôtures de chantier en grillage métallique, en filet de plastique ou en contreplaqué pour les corridors hors route ;
  • cônes, bordures modulaires ou murets de béton, en fonction du débit et de la vitesse des véhicules pour les corridors sur route.

En cas d’entrave telle qu’un chantier, un événement ou encore une zone sinistrée, il est nécessaire d’élaborer un détour cycliste. Par ailleurs, les cyclistes utiliseront de leur plein gré un corridor qui est :

→ aussi direct que possible, et plus court ou égal à celui des automobiles ;

→ équipé de barrières de séparation qui :

  • circonscrivent les corridors de circulation des piétons et des cyclistes,
  • délimitent la zone de chantier et en empêche l’accès,
  • évitent les chutes dans une excavation,
  • séparent les cyclistes des voies de circulation, en particulier les voies temporaires.

La séparation s’effectue à l’aide de :

  • clôtures de chantier en grillage métallique, en filet de plastique ou en contreplaqué pour les corridors hors route ;
  • cônes, bordures modulaires ou murets de béton, en fonction du débit et de la vitesse des véhicules pour les corridors sur route.

PRINCIPES

En cas d’entrave dans une voie cyclable sur rue ou sur route, la circulation mixte des cyclistes et des voitures dans une même voie déviée est déconseillée pour plusieurs raisons, dont :

  • la congestion sur la voie déviée ;
  • les manœuvres requises pour s’y rendre ;
  • la distraction qu’occasionnent les travaux.

 

Un corridor séparé est préférable dans la plupart des cas et nécessaire s’il s’agit d’une voie cyclable empruntée par des enfants. La conception du corridor dépend du type de voie cyclable entravée.

 

Dans le cas des pistes cyclables sur rue :

  • un corridor temporaire sera aménagé de la même façon que pour les piétons :
    • minimum 1,5 m de large pour les corridors unidirectionnels,
    • minimum 2,5 m pour les corridors bidirectionnels,
    • des largeurs supérieures dans les secteurs très fréquentés et dans les courbes.

 

Dans le cas des bandes cyclables et des accotements asphaltés :

  • on dévie la bande cyclable et les autres voies ;
  • on supprime le stationnement sur rue si nécessaire.

 

La circulation des cyclistes sur le trottoir est envisageable lorsque celui-ci est suffisamment large pour réaliser un aménagement de corridors séparés pour les piétons et les cyclistes ou lorsque le nombre de piétons et de cyclistes est faible. Une signalisation indique alors la présence des cyclistes, en particulier en cas de circulation mixte.

 

Si les cyclistes doivent malgré tout partager la chaussée avec les automobilistes :

  • il est indispensable d’assurer leur visibilité réciproque, en particulier à l’entrée de la zone de chantier et dans toute courbe ;
  • une signalisation appropriée et des éléments temporaires de modération de circulation limitant la vitesse des automobiles sont requis.

 

La circulation mixte est inacceptable sur les rues et les routes où la vitesse ou le débit de circulation sont élevés.

 

En cas d’entrave dans un sentier et une piste cyclable en site propre :

  • soit on aménage une chaussée temporaire ;
  • soit on détourne la circulation vers un autre sentier.

 

Il est contre-indiqué de dévier la circulation sur le gazon ou sur un sentier en terre battue, qui sont glissants lorsque mouillés. La circulation mixte des piétons et des cyclistes est praticable à condition que piétons et cyclistes soient peu nombreux et que la vitesse des cyclistes soit limitée.

Qualité de la chaussée

Il importe d’accorder une attention particulière à la qualité de la chaussée du détour. Elle doit :

  • rester propre et en bon état, le balayage figurant au contrat d’un chantier dont les travaux sont salissants ;
  • être munie de rampes temporaires de bois, de métal ou d’asphalte fixées au sol si la dénivellation dépasse 20 mm.

 

Il faut éviter les éléments suivants :

  • les madriers déposés devant la bordure, qui risquent de faire obstacle aux fauteuils roulants et de provoquer des chutes en raison de leur instabilité ;
  • les plaques d’acier lisses recouvrant les tranchées le long des trottoirs et des voies cyclables – ces plaques sont très glissantes lorsque mouillées, et leurs bords épais pourraient bloquer, dévier ou endommager les roues des vélos.

Information aux usagers

Lorsque des travaux perturbent la circulation pour une longue période, en particulier en cas de fermeture d’un trottoir ou d’une piste cyclable, il est préconisé d’informer la population en vue d’atténuer les inconvénients qu’elle subira et d’optimiser la circulation aux abords du chantier. Plusieurs canaux d’information peuvent être mis à profit :

  • les médias sociaux ;
  • le site web de la municipalité ou du gestionnaire du trottoir, de la piste cyclable ou du sentier ;
  • la radio ;
  • la télévision ;
  • la presse écrite.

 

Il est opportun de proposer aux principales associations de cyclistes de diffuser l’information à leurs membres via leurs listes d’envoi, comptes de médias sociaux et sites web et, dans le cas de grands travaux, d’organiser à l’intention des journalistes une visite dans le but de leur expliquer le déroulement du chantier et les entraves à la circulation.

 

La diffusion de l’information est pleinement efficace lorsque des mécanismes sont instaurés pour obliger les responsables de travaux ou d’émission de permis à aviser rapidement les gestionnaires des réseaux cyclables la durée et les conséquences de chantiers importants.

Responsabilité

Lors de la mise en place d’un détour, il importe de bien définir qui sera responsable de :

  • le planifier ;
  • mettre en œuvre la signalisation et les aménagements du corridor de détour ;
  • effectuer la surveillance de la signalisation et des aménagements afin d’en assurer la conformité aux plans.

 

Généralement :

  • sur un chantier :
    • la responsabilité de la planification du détour est précisée au devis,
    • l’entrepreneur met en œuvre la signalisation et les aménagements et assure leur entretien,
    • la municipalité effectue la surveillance de la conformité du détour ou confie cette tâche à une firme d’ingénieurs ;
    • lors d’un événement, le partage de responsabilité est précisé dans l’entente entre la municipalité et le promoteur de l’événement ;
    • en cas de sinistre, la municipalité planifie et met en œuvre un détour temporaire ; par la suite, l’entrepreneur réalisant les travaux correctifs héritera de la responsabilité des détours.

VÉLOSYMPATHIQUE est une marque de certification de Vélo Québec Association.

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