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Chiffres et arguments en faveur du vélo en organisation

Il existe une multitude de bonnes raisons de navetter à vélo entre travail et domicile. Bien sûr, pratiquer le vélo-boulot peut avant tout être motivé par le plaisir de bouger. Cela étant, faire du vélo avant et après le travail, ne serait-ce que sur une courte distance, est bénéfiques à la fois pour l’individu, pour son organisation et pour sa collectivité. Voici quelques chiffres et arguments pouvant être repris par un employé ou un employeur afin de faire connaître les bénéfices et la pertinence du vélo-boulot au sein de son organisation.

CONSTATS

Une information claire et bien présentée est essentielle pour valoriser la culture vélo au sein d’une organisation.

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Effectuer ses déplacements utilitaires quotidiens à vélo est un choix raisonné et logique.

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Trop souvent, des personnes refusent de pédaler entre le travail et la maison en raison de préjugés et de fausses conceptions.

SOLUTION

Faites connaître chiffres et arguments en faveur du vélo-boulot. Ces données peuvent être utiles pour convaincre un collègue d’essayer ce mode de transport, ou encore pour appuyer des demandes en matière d’aménagement et de mesures relatives au vélo auprès de la direction de votre organisation.

 

N’hésitez pas à diffuser cette information dans votre milieu de travail en vue de soutenir le développement de la culture vélo. Pour ce faire, ayez notamment recours à l’infographique de Vélo Québec présentant les principales données en faveur du vélo, au guide À vélo en milieu urbain, ainsi qu’à L’état du vélo au Québec en 2015.

AVANTAGES

Le vélo, c’est…

Un choix santé

Chacun peut pratiquer le vélo-boulot à son propre rythme et à la fréquence qu’il le souhaite. À cet égard, il est à noter que l’usage croît généralement au fur et à mesure que la condition physique s’améliore et que le plaisir grandit. En outre, si la distance s’avère un obstacle, il est possible d’accomplir une partie de l’itinéraire en transport collectif.

 

Pour l’employé, le vélo-boulot se traduit en effets positifs sur sa santé physique et mentale :

 

  • Les individus faisant du vélo-boulot perdent une moyenne de 6 kg durant la première année de pratique. Il s’agit d’une belle option de remise en forme, le vélo étant une activité aérobique d’intensité modérée particulièrement douce pour les articulations et à la portée de tous.
  • Les gens utilisant un vélo sur une base régulière récoltent de grands bénéfices. Les risques de diverses maladies chroniques (ex. : hypertension, diabète de type 2) se voient réduits. La pratique du vélo améliore entre autres les conditions musculaire et cardiovasculaire, la pression artérielle, ainsi que la coordination. Un article du quotidien La Presse+ rapportait en 2017 que cette pratique faisait que les risques de souffrir d’une maladie cardiovasculaire étaient diminués de 46 %, et ceux d’en mourir de 52 %.
  • Pratiquer le vélo-boulot est une excellente manière d’atténuer l’incidence de cancer. En effet, les navetteurs quotidiens à vélo sont 45 % moins susceptibles de développer un cancer, et ceux qui en développent sont 40 % moins susceptibles d’en décéder.
  • Enfourcher son vélo après le travail permet de se libérer l’esprit et de se revigorer pour le reste de la journée. Et à la fin de celle-ci, la qualité du sommeil est supérieure, favorisant dès lors la récupération.
  • Par ses vertus relaxantes et antistress, le vélo est également bon pour la santé mentale. Plusieurs études ont révélé les impacts positifs de la pratique du vélo : atténuation de l’anxiété, effet antidépresseur, meilleure humeur et renforcement de l’estime de soi.

 

Pour un employeur, promouvoir la pratique du vélo est une remarquable façon de contribuer à la santé de ses employés et aux performances de l’organisation :

 

  • En raison de ses effets positifs sur la santé, les travailleurs adoptant le vélo-boulot affichent un taux d’absentéisme 15% moins élevé que ceux ne se déplaçant pas en transport actif.
  • Une meilleure santé mentale accroît l’efficience au travail en augmentant la capacité de concentration. Il a été démontré que les individus pédalant quotidiennement entre les lieux de résidence et de travail sont de 4 % à 15 % plus productifs.
  • Mettre en place des aménagements et mesures incitant à la pratique du vélo témoigne du souci d’une organisation pour le bien-être et la santé globale de ses employés. Cela accroît son attractivité et sa rétention des travailleurs dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre. À ce propos, découvrez le cas d’Optel, une entreprise certifiée VÉLOSYMPATHIQUE, dans cette analyse du Réseau de veille en tourisme.

Un choix économique

Voyager à vélo entre la maison et le travail mène nécessairement à des économies. Considérant que le transport est la seconde dépense la plus importante des foyers québécois, le potentiel d’économies est énorme.

 

Pour l’employé, cela signifie plus d’argent dans ses poches :

 

  • Les coûts de fonctionnement (carburant, entretien et réparation) et de propriété (immatriculation, assurances, dépréciation) d’une automobile s’élèvent en moyenne à 10 000 $ par an. Pour un vélo, ce nombre est réduit à 400 $. Si vous vous déplacez avec le cocktail transport (mélange incluant les transports actif et collectif dans le but de limiter l’usage de l’auto solo), les frais de vos déplacements se chiffreront à peu près à 3600 $ par an (calculé pour un résident de Montréal). Troquer la voiture pour le vélo pourrait vous faire économiser de 6400 $ à 9600 $ par année.

Note : vous pouvez calculer plus précisément les coûts annuels rattachés à l’utilisation de votre véhicule sur le site de CAA.

 

Pour l’employeur, des aménagements à destination, dont un stationnement pour vélos, feront épargner de coquettes sommes :

 

  • En encourageant le vélo-boulot, votre organisation diminuera ses besoins en espaces de stationnement, car une automobile garée occupe la place de dix vélos. Étant donné que, en tentant compte de l’acquisition du terrain, la construction et l’entretien, un espace de stationnement coûte entre 708 $ et 4200 $ par année, des frais considérables sont ainsi épargnés.
  • Offrir la possibilité à ses employés de prendre leur vélo pour les déplacements relatifs au travail génère des économies substantielles de frais de transport. En diminuant le nombre de déplacements pour affaires faits en véhicule motorisé, une organisation économise sur l’entretien de ses véhicules et sur l’essence.

Un choix efficace

Pour l’employé comme pour l’employeur, le vélo est une occasion de gagner du temps :

 

  • Si vous habitez à tout au plus 12 km de votre lieu de travail, le vélo est une option rapide et efficace. En effet, il vous faudra moins de 25 minutes pour vous déplacer si votre lieu de travail se situe à moins de 6 km, et de 25 à 50 minutes si ce dernier se trouve entre 6 km et 12 km de votre domicile.
  • Pédaler sur un trajet sécuritaire permet d’éviter la congestion routière et la recherche d’un espace de stationnement pour sa voiture. Fini les retards au travail et le temps perdu dans le trafic !

Un choix rentable pour la société

Tant pour l’employé que pour l’employeur, choisir le vélo est une action citoyenne qui compte :

 

  • Si le vélo-boulot est une solution intelligente pour ménager son portefeuille, il l’est tout autant pour les finances publiques : chaque kilomètre parcouru en automobile coûte collectivement environ 20 ¢ ; à vélo, nous économisons près de 22 ¢, comme l’expose l’étude rapportée dans cette article du quotidien Métro.
  • L’usure de la chaussée est beaucoup plus marquée par le passage d’une auto que d’un vélo. Soulignons que chaque voiture correspond à 9600 vélos à ce chapitre. Alors que les dépenses publiques consacrées à l’entretien du réseau routier du Québec ne cessent de grimper, opter pour le déplacement à vélo est un choix payant pour tous.

Un choix écologique

En 2016, les transports étaient responsables d’approximativement 43 % des émissions de gaz à effet de serre du Québec, ce qui en fait le secteur prédominant dans ce domaine. Se déplacer à vélo constitue une action concrète dans la lutte quotidienne aux changements climatiques, ce mode de transport ne donnant lieu à aucune émission polluante.

 

Pour l’employé, circuler à vélo est une action accessible en faveur de l’environnement :

 

  • Délaisser la voiture au profit du vélo est une bonne façon de réduire l’ampleur de son empreinte carbone au quotidien. Contribuer à préserver l’environnement pour les générations futures n’aura jamais été aussi agréable !
  • Se déplacer à vélo plutôt qu’avec un véhicule motorisé participe à améliorer la qualité de vie de sa collectivité et à diminuer la pollution sonore.
  • Préférer le vélo à l’automobile abolit l’usage de polluants pouvant couler et contaminer l’eau (liquides de frein, à transmission, antigel…).

 

Pour l’employeur, mettre de l’avant des aménagements et mesures invitant un nombre toujours plus grand d’employés à rouler à vélo permet de refléter les valeurs sociales et environnementales de son organisation :

 

  • En s’engageant dans la réduction de son empreinte carbone, une entreprise accentue le caractère durable et responsable de sa gestion. De tels efforts sont fort utiles pour attirer les nouveaux talents et augmenter la rétention des employés qui sont en mesure d’arrimer leurs convictions et valeurs à celles de l’organisation.

Un mode de transport populaire

  • On dénombre quelque 1,9 million de cyclistes au Québec.
  • Un nombre sans cesse croissant d’individus choisit le vélo comme mode de déplacement utilitaire. Chez les adultes, ce nombre a plus que doublé entre 2000 et 2015, passant de 500 000 à 1,2 million.
  • Partout au Québec, le vélo-boulot possède un immense potentiel. En effet, un travailleur sur trois parcourt moins de 5 km pour se rendre au boulot, ce qui représente moins de 25 minutes à vélo. À Sherbrooke, Trois-Rivières et Saguenay, cette proportion est évaluée à 45 %. À Saint-Georges, Joliette, Rivière-du-Loup, Saint-Hyacinthe, Dolbeau-Mistassini et Victoriaville, ce taux dépasse 60 %.
  • Les adultes québécois enfourchent leur vélo en toutes saisons. Si la période de mai à septembre reste la plus populaire, avec 3 200 000 cyclistes, 1 100 000 de ceux-ci roulent encore entre octobre et novembre. De plus, ce sont près de 180 000 cyclistes qui bravent la froideur de décembre à mars.

Un mode de transport sécuritaire

Avec la croissance du nombre de cyclistes et d’aménagements cyclables, faire du vélo n’a jamais été aussi sécuritaire. Aujourd’hui, moins d’un cycliste sur 35 000 se blesse gravement ou décède au Québec.

 

  • Entre 1995 et 2015, malgré l’augmentation du nombre de cyclistes (+20 %) et de voitures (+40 %) sur les routes québécoises, le nombre de blessés grièvement a chuté de 68 %.
  • Le réseau cyclable québécois s’est accru de 500 % au cours de la période de 1995 à 2015, renforçant du même coup la sécurité des cyclistes partout dans la province.

RÉFÉRENCES

Agence de la santé publique du Canada. Conseils sur l’activité physique pour les adultes (18-64 ans), 2018, [en ligne], URL : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/vie-saine/conseils-activite-physique-adultes-18-64-ans.html

Angus, Hilary. « Pedaling Towards Happiness: 7 Mental Health Benefits of Riding Bikes », Momentum Mag, 29 mars 2016, [en ligne], URL : https://momentummag.com/mental-health-benefits-of-cycling/

Bérubé, Nicolas. « Le vélo, machine anticancer », La Presse, 23 octobre 2017, [en ligne], URL: http://plus.lapresse.ca/screens/709e66ca-0147-4c2c-9448-460b4dc5de55__7C___0.html

Comité scientifique de Kino-Québec. L’activité physique au travail: des bienfaits pour tous, 2019, [en ligne], URL: http://www.education.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/documents/loisir-sport/Activite_Physique_au_travail_Kino-Qc.pdf

Conseil régional de l’environnement de Montréal. Le stationnement, un outil incontournable de gestion de la mobilité et de l’aménagement durables, mars 2014.

Direction générale de la réglementation carbone et des données d’émission, ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Inventaire québécois des émissions de gaz à effet de serre en 2016 et leur évolution depuis 1990, 2018.

Direction régionale de santé publique du CIUSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, Comité québécois de formation sur les saines habitudes de vie et Québec en Forme. Guide sur les environnements favorables aux saines habitudes de vie (SHV) dans les municipalités, 2016.

La Presse canadienne. « L’auto est six fois plus dispendieuse que le vélo », Journal Métro, 13 mai 2015, [en ligne], URL : https://journalmetro.com/actualites/national/775685/lauto-est-six-fois-plus-dispendieuse-que-le-velo/

Letarte, Robert, Yves Boucher et Michel Trudel. La bicyclette, un moyen de transport, gouvernement du Québec, ministère des Transports, division des Études de l’environnement, 1977.

Hendriksen, J.M. Ingrid, Monique Simons, Francisca Galindo Garre et Vincent H. Hildebrandt. « The Association Between Communter Cycling and Sickness Absence », Preventive Medecine, vol. 51, no. 2, 24 mai 2010, p. 132-135.

International Bicycle Fund. 2019, [en ligne], URL : http://www.ibike.org/

Virginia Bicycling Federation. Vehicle Weight and Road Damage, 2009, [en ligne], URL : http://www.vabike.org/vehicle-weight-and-road-damage/

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