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Signalisation

Pour favoriser une circulation répondant aux impératifs en matière de sécurité, d’efficience et de confort des usagers du réseau routier, il convient de mettre en place une signalisation répondant à leurs besoins. Ainsi, la présente fiche s’attarde aux différentes formes pouvant prendre la signalisation concernant les cyclistes.

CONSTATS

Les déplacements actifs sont confrontés à des enjeux qui leur sont propres et nécessitent ainsi des indications adaptées à leur réalité.

Une signalisation claire et adéquate favorise un meilleur partage de la route entre l’ensemble des usagers.

Certains contextes requièrent l’implantation d’une signalisation particulière pour assurer la sécurité des cyclistes.

SOLUTION

Mettez en place une signalisation relative aux cyclistes dans votre collectivité. Cette dernière permet de communiquer :

 

La signalisation se compose de :

  • panneaux installés en bordure ou au-dessus de la voie ;
  • marquage appliqué sur la chaussée ;
  • feux de circulation.

PRINCIPES

Normes de signalisation

La signalisation routière est normalisée par l’État. Au Québec, la signalisation est normalisée par le ministère des Transports. La signalisation pour les cyclistes est décrite :

  • au chapitre 7 du Tome V – Signalisation routière et dans un tiré à part du même tome ;
  • sur le site routeverte.com, pour la signalisation de la Route verte et une présentation générale de la signalisation pour les cyclistes.

 

 

Uniformité

Il est essentiel d’appliquer les normes de signalisation afin de transmettre un message compréhensible et cohérent. Cela s’applique aux panneaux, feux et marques et inclut :

  • la forme ;
  • la couleur ;
  • les matériaux ;
  • les dimensions.

 

La position par rapport au corridor de circulation. L’utilisation de variantes de couleur ou de forme entrave la compréhension, en plus d’être déroutante pour les visiteurs. Elle est donc fortement déconseillée.

 

La signalisation destinée aux cyclistes ne doit ni répéter dans des dimensions réduites ni contredire la signalisation destinée aux conducteurs. Ainsi, à une intersection dotée de feux de circulation, ce sont les feux qui dictent les règles à suivre, et on ne peut pas ajouter de panneau d’arrêt à l’intention des piétons ou des cyclistes.

 

 

Lisibilité

La typographie et les dimensions de la signalisation sont choisies pour faciliter la lecture du message. Elles tiennent compte de la distance à laquelle le message sera lu et, dans le cas du cycliste ou du conducteur, de la vitesse à laquelle il se déplace.

 

Les dimensions minimales des panneaux sont particulièrement importantes. Un panneau trop petit est difficile à lire, surtout la nuit. Un panneau de taille suffisante, dont la surface est éclairée par un lampadaire, sera lisible même la nuit. La réflectivité des panneaux et du marquage en facilite la lecture lorsque ceux-ci sont balayés par les phares des voitures ou des vélos.

Panneaux

Prescription

Le panneau de prescription signale ou rappelle une règle (obligation ou interdiction). Il :

  • possède un fond rouge, blanc ou noir ;
  • se présente sous une forme octogonale (Arrêt), triangulaire (Cédez le passage), carrée ou rectangulaire ;
  • est fixé seul sur son support.

 

L’usage excessif de panneaux de prescription contribue à en diminuer le respect. Par exemple :

  • lorsque les panneaux Arrêt sont à intervalles trop rapprochés, cyclistes et automobilistes sont tentés de ne pas les respecter par économie de temps et, dans le cas des cyclistes, à cause de l’effort requis pour repartir après s’être immobilisé ;
  • l’injonction Obligation de descendre de bicyclette sera respectée uniquement dans le cas où la circulation à vélo est interdite pour des raisons évidentes de sécurité, par exemple sur un quai.

Danger

Le panneau de danger prévient de l’imminence d’un danger. Il est :

  • jaune avec inscriptions en noir, pour attirer l’attention ;
  • en forme de losange ;
  • fixé seul sur un poteau, complété au besoin par un panonceau avec flèche ou distance.

 

L’emploi excessif de panneaux de danger en diminue l’efficacité parce qu’il banalise le danger et ne permet plus de distinguer les dangers véritables. Dans le cas des piétons et des cyclistes :

  • il est très rare qu’il soit nécessaire de les averti d’un danger, étant donnée leur vitesse réduite ;
  • les panneaux de danger sont requis seulement si le danger signalé ne peut pas être perçu correctement, parce qu’il est masqué par la végétation ou le relief, ou à cause de la vitesse du cycliste en descente. Sur rue ou sur route, des panneaux de danger servent à rappeler la présence des piétons et des cyclistes aux conducteurs de véhicules, par exemple à l’approche d’un passage piéton, sur une chaussée désignée ou sur un accotement asphalté.

Travaux

Le panneau de travaux signale un détour, une règle ou l’imminence d’un danger relié à l’exécution de travaux sur ou à proximité de la voie cyclable.

 

Le panneau de travaux est :

  • orange avec inscriptions en noir, pour attirer l’attention ;
  • en forme de losange ou de rectangle ;
  • fixé seul sur un poteau, complété au besoin par un panonceau avec flèche ou distance.

 

 

La signalisation de travaux est :

  • utilisée de façon systématique pour indiquer les fermetures de voies piétonnes et cyclables ainsi que les détours proposés – le cas échéant, les panneaux de détour sont placés suffisamment tôt sur le parcours pour éviter les retours en arrière ;
  • exigée dans les permis de construction et les documents d’appel d’offres qui doivent préciser qui, du propriétaire de l’ouvrage en construction, du concepteur (l’ingénieur) ou de l’entrepreneur, est responsable de :
    • planifier les zones de travaux, les détours, les corridors temporaires de circulation et la signalisation afférente ;
    • installer la signalisation ;
    • inspecter régulièrement la signalisation et en assurer la conformité aux plans et le bon état.

Information

Le panneau d’information indique un des éléments suivants :

  • le lieu où on se trouve : municipalité, rue, sentier ou piste cyclable, numéro de route ou d’itinéraire cyclable, cours d’eau traversé ou long., etc. ;
  • les destinations accessibles par le sentier, la piste, la rue ou la route : municipalité, quartier (centre-ville, quartier historique…), parc important, station de transport en commun, etc. ;
  • les attraits et équipements touristiques.

 

 

Le panneau d’indication :

  • est vert, bleu (signalisation touristique) ou brun (cours d’eau) avec inscriptions en blanc ;
  • a la forme d’un rectangle couché ou d’un écusson ;
  • concernant les destinations et les attraits touristiques, comporte le nom de la destination ou de l’attrait, une flèche pointant la direction à suivre ainsi que la distance.

 

 

Le panneau d’information s’adresse aux personnes qui ne sont pas familières avec les lieux. En systématiser l’usage en accroît l’utilité. Il est suggéré de placer :

  • un panneau à chaque changement de direction sur le parcours qui mène à une destination ;
  • un panneau spécifique aux cyclistes si leur cheminement est différent de celui des véhicules.

 

Une utilisation largement répandue de panneaux d’indication est utile aux cyclistes et ne diminue en rien leur valeur. Toutefois, on limite à trois le nombre de panneaux d’indication sur un même support lorsqu’on s’adresse aux cyclistes, qui ne peuvent en lire plus en raison de la vitesse à laquelle ils se déplacent. Par ailleurs :

  • sur les rues et les routes, les cyclistes utilisent les mêmes panneaux de destination que les automobilistes, auxquels peut s’ajouter une signalisation d’itinéraire cyclable ;
  • sur les pistes cyclables et les sentiers en site propre, une signalisation similaire mais de format réduit s’adresse aux cyclistes ;
  • les panneaux de nom de lieu et les plaques des noms des rues et routes croisées par les pistes cyclables sont utiles pour se repérer, autant pour les utilisateurs que pour le personnel d’entretien et les services d’urgence.

Marquage

Le marquage est l’ensemble des lignes et des symboles apposés sur la chaussée pour fournir des indications aux usagers. Il inclut :

  • la ligne de séparation de voies ;
  • la ligne d’arrêt ;
  • les larges bandes des passages piétons (photo ci-contre) ;
  • le pictogramme de vélo des voies cyclables et des passages pour cyclistes ;
  • les flèches et chevrons des voies cyclables.

 

Le marquage s’applique sur la chaussée, en tenant compte des restrictions suivantes :

  • la plupart des produits de marquage adhèrent mal au béton et font moins bien contraste que sur l’asphalte ;
  • le marquage est encore plus difficile à réaliser sur une chaussée de pavés, à cause de l’inégalité de la surface ;
  • le marquage ne peut pas être appliqué sur une chaussée de pierre concassée.

Crédit photo: Bartek Komorowski

CRITÈRES DE CONCEPTION

Matériaux

Les matériaux de marquage sur le marché sont :

La peinture à l’acrylique (latex), qui :

  • a remplacé celle à l’alkyde, maintenant interdite ;
  • résiste mal à l’usure provoquée par les équipements de déneigement et les abrasifs répandus sur la chaussée en hiver, ce qui oblige à le refaire chaque printemps ;
  • est peu coûteuse, tout comme le marquage des lignes, qui peut s’effectuer à haute vitesse à l’aide de machines spécialisées installées sur des camions ;

 

Des peintures à deux composants, comme:

L’époxy :

  • dont la durée de vie atteint plusieurs années en climat doux et quelques années pour des chaussées qu’on déneige,
  • qui présentent des contraintes environnementales et de pose (température douce, absence de pluie…),
  • dont le coût est nettement plus élevé que celui des peintures classiques.

 

Le thermoplastique préformé et renforcé d’agrégat, qui est :

  • chauffé sur place pour adhérer à la chaussée ;
  • plus épais que les peintures ;
  • d’une durée de quelques années même en climat froid ;
  • dont la durée de vie est allongée lorsqu’il est incrusté dans la chaussée par le passage du rouleau au moment de la pose de l’asphalte ;
  • plus cher que la peinture à l’acrylique.

 

Il est recommandé d’employer des matériaux plus résistants que la peinture à l’acrylique pour les éléments les plus importants en matière de sécurité, comme le passage piéton ou la ligne de séparation de la bande cyclable à contresens. Les matériaux plus durables, tels que l’époxy et le thermoplastique, procurent une sécurité adéquate toute l’année et permettent d’étaler le travail de remplacement sur une période beaucoup plus longue, dans la mesure où la chaussée est suffisamment chaude pour en assurer le séchage.

 

Lorsqu’on prend en compte leur cycle de vie, le coût des produits plus durables se rapproche de celui des produits de moindre qualité. La prise en compte des coûts externes liés à la sécurité (accidents) et des bénéfices associés au confort accru apporté par la présence du marquage (santé reliée à l’activité physique, valeurs foncières des quartiers où il fait bon marcher…) fait pencher la balance en faveur des produits de longue durée pour les éléments les plus importants.

 

Quel que soit le matériau utilisé :

  • le respect de normes de qualité autant à l’approvisionnement que lors de la pose assure au marquage une durée de vie maximale ;
  • la présence de microbilles de verre assure la réflectivité du marquage et augmente l’adhérence des pneus.

Chaussée colorée

Un revêtement coloré contrastant avec le reste de la chaussée est utilisé pour faire ressortir la présence d’éléments particuliers tels :

  • les passages piétons et ceux pour cyclistes ;
  • les zones d’entrecroisement de voies cyclables et automobiles ;
  • les sas vélo.

 

Le revêtement coloré est obtenu :

  • par ajout de pigment dans la masse (asphalte ou béton), solution très coûteuse ;
  • par une peinture ou un thermoplastique de couleur appliqué à la surface de la chaussée – solution qui demeure coûteuse, mais nettement moins que la coloration dans la masse. Le revêtement coloré complexifie le rapiéçage de la chaussée après des travaux d’excavation.

Feux de circulation

Les feux de circulation indiquent les priorités de passage aux intersections et passages pour piétons et pour cyclistes en section courante.

 

On distingue trois types de feux de circulation :

Les feux tricolores, qui s’adressent aux conducteurs de véhicules, de même qu’aux piétons et aux cyclistes en l’absence de signalisation spécifique pour eux.

Les feux pour piétons, qui comportent :

  •  une main orange lorsqu’il est interdit d’entreprendre la traversée ;
  • une silhouette de piéton blanche pour la phase où il est permis de traverser ;
  • un décompte numérique qui indique le nombre de secondes restant pour traverser ;

Les feux pour cyclistes, qui comprennent trois lentilles avec pictogrammes de vélo rouge, jaune et vert.

Crédit photo: Bartek Komorowski

VÉLOSYMPATHIQUE est une marque de certification de Vélo Québec Association.

© Copyright 2017
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